L'étanchéité à l'air est l'affaire de tousL’étanchéité à l’air est une œuvre collective qui nécessite la coordination de tous les corps d’état. Elle impose une concertation très en amont, déjà au niveau des instances professionnelles, lors de la rédaction des textes, pour déterminer les tâches de chacun sur le chantier. Il faut ensuite, dès la conception, concevoir la mise en œuvre pour atteindre le niveau imposé par le Bureau d’étude thermique. Améliorer l’étanchéité à l’air du bâtiLes parois ouvertes : les toitures
Exemple de technique de posePour résister à la fois à l’épreuve du chantier et maintenir les performances dans le temps, Isover a mis au point un système complet sous avis technique. Celui-ci garantit la pérennité des performances et permet au poseur de bénéficier de la garantie décennale dès lors que la pose est faite selon les recommandations du fabricant. La nouvelle suspente « Intégra 2 » permet d’embrocher l’isolant, puis de fixer la membrane d’étanchéité et enfin de fixer les rails pour les plaques de plâtre tout en ménageant un espace technique de 2cm. Cet espace joint à la déformabilité de la membrane fixée par points, permet les intégrations de pieuvres, boitiers DCL pour les suspensions jusqu’à 8/10cm. La membrane n’est jamais en contact direct avec la plaque de plâtre, afin d’éviter qu’à l’usage, elle ne soit endommagée par des percements. Les parois ouvertes : les mursLa membrane d’étanchéité est obligatoire en mur ossature bois. L’espace technique, indispensable pour permettre la fixation d’objet, ne peut être réalisé que par un montage en double ossature. La membrane, posée côté intérieur de la maison sur l’isolant, est fixée sur l’ossature primaire. Elle doit être continue, sans fissure ni percement. Les raccords se font par bandes adhésives conçues pour cette utilisation. Une ossature secondaire métallique ou en bois, placée devant la membrane, recoit les plaques de plâtres. En tête et pied de mur, ainsi qu’en périphérie, un joint d’étanchéité est réalisé en mastic. Il est recouvert par la membrane qui doit déborder largement. Murs maçonnésLes murs maçonnés sont a priori étanches à l’air si le jointoiement est fait correctement. Pour garantir une parfaite étanchéité, ils peuvent être enduits en intérieur. En fonction de la réception du support, une membrane d’étanchéité peut-être posée. En isolation répartie ou en isolation par l’extérieur, sans isolation rapportée par l’intérieur outre l’enduit extérieur, l’étanchéité est obtenue par l’enduit intérieur qui doit couvrir toutes les surfaces visibles ou non. Les surfaces destinées à être recouvertes d’un habillage de plaque de plâtre doivent également être enduites. Les cheminées reçoivent un enduit sur les quatres côtés. Les liaisons et jonctionsToute jonction entre des éléments ou des matériaux présente un point faible. Si elle n’est pas parfaitement calfeutrée, elle risque de provoquer des infiltrations. Chaque corps d’état doit s’assurer qu’il livre au suivant un support parfaitement étanche à l’air. Tous les raccords doivent se chevaucher largement ou être mis en compression pour assurer l’étanchéité. Sol / Mur / ToitureLorsque l’étanchéité est assurée par une membrane, il faut veiller à ce que tous les recouvrements soient suffisants (10cm) entre les lés, mais aussi aux liaisons et aux jonctions. Ils doivent être fixés au mastic ou à l’adhésif. Dans le cas contraire, sous la pression du vent, l’air s’infiltre entre le mur et la membrane. Les traverséesDans les combles, le système de membrane souple permet d’intégrer les câbles éléctriques, pieuvres et boitiers DCL de fixations de luminaires jusqu’à 10cm. Pour les luminaires intégrés, il faut respecter les consignes de ventilation données par le fabricant. En ce qui concerne les murs, la membrane tendue entre les ossatures donne moins de souplesse pour les intégrations. Toutefois, les boîtes d’encastrement courantes s’intègrent facilement. Il est indispensable de prévenir les futurs occupants de la présence de cette membrane pour limiter les risques d’interventions ultérieures de bricoleurs peu avertis. Passage des câblesLorsque le passage des câbles est impossible « côté chaud », les fabricants proposent des passe-câbles à coller sur la membrane pour assurer. Au niveau du parement intérieur, les prises de courant, boîtiers d’éclairage et interrupteurs doivent être étanchés avec un joint mastic souple pour éviter les fissures, ce qui n’est plus nécessaire lorsqu’un système, d’étanchéité à l’air a été mis en place. Toute traversée de la membrane d’étanchéoté doit être colmatée, soit par un manchon spécial, soit en confectionnant un manchon avec la membrane. Elle se découpe aux ciseaux et non au cutter pour avoir des découpes nettes. Pour parfaire l’étanchéité, une pièce est rapportée autour du conduit, puis collée au mastic sur la canalisation et à l’adhésif en périphérie. Plancher BasLa traversée en placher bas sur vide sanitaire est réalisé par le plombier et le plâtrier/plaquiste. Le plombier assure l’étanchéité entre le conduit et le plancher par un fourreau de protection, puis il rebouche les réservations par du béton ou du ciment, et il installe un joint mastic (éventuellement sur un fond de joint). Le plaquiste assure l’étanchéité de la cloison de la gaine technique par collage d’une bande adhésive en pied de cloison. Pour la traversée en toiture des conduits d’extraction d’air ou de fumées, l’étanchéité est réalisée par le plâtrier/plaquiste qui assure la mise en œuvre de la membrane d’étanchéité dans les combles. Le couvreur pose l’écran sous toiture avec un relevé au droit du conduit traversant et effectue un collage par une bande adhésive. Enfin, le chauffagiste assure l’étanchéité entre la couverture et le conduit d’extraction par la pose d’une collerette d’étanchéité et d’un joint mastic. Pour les conduits d’extraction de fumée, les écart au feu doivent être respectés. |

Les parois ouvertes sont responsables d’infiltrations d’air qui occasionnent de fortes déperditions thermiques. En toiture, une membrane d’étanchéité s’impose désormais, que les combles soient aménagés ou perdus. Indépendante de l’isolant, continue et jointive, elle s’oppose au passage de l’air.